L'art japonais, son origine et son évolution

l'Art-Japonais

L'art et les tableaux japonais font partis des plus grands trésors du monde. Mais bizarrement il est très difficile de trouver des informations à jour sur Internet.

Ce guide ultime présentera l'évolution de l'art japonais : de la plus ancienne sérigraphie, en passant par les magnifiques gravures sur bois du 18ème siècle, jusqu'au plus célèbre artiste moderne japonais Takashi Murakami.

La scène de l'art contemporain japonais regorge d'innovation et de créativité. 

Nous allons donc voir dans cet article:

  • Les origines de l'art japonais
  • L'art des samouaïs 
  • Les estamples Ukiyo-e
  • Les oeuvres japonaises de l'ère Meiji
  • L'art moderne japonais

Découvrons dès maintenant l'histoire de l'art traditionnel japonais...

1. L'art japonais : origines

La nature, et plus particulièrement les montagnes, ont été un sujet de prédilection dans la culture japonaise. Avant l'introduction du bouddhisme en provenance de Chine, la religion japonaise massivement pratiquée était nommée Shinto. Les pratiquants du shintoïsme ont un profond respect pour les kami, ou divinités. Il pensaient que ces derniers vivaient au sein des forêts, dans les arbres, les rivières, les rochers et les montagnes.  

Art Japonais

Au Japon, la nature n'est donc pas un sujet laïque. L'image d'une scène naturelle n'est pas seulement un paysage, mais plutôt un portrait du monde sacré et des kami qui y vivent. L'importance de la nature dans toute l'histoire de l'art nippon  perdure encore aujourd'hui.

Cette peinture méticuleuse de l'ère Heian (794-1185) est la plus ancienne sérigraphie japonaise connue. Une forme d'art elle-même développée par des prédécesseurs chinois (et qui perdure encore aujourd'hui). Le style est typiquement chinois, mais le paysage lui-même est japonais. Selon les dires, cet artiste japonais n'y serait même peut être jamais allé.

Kyoto National Museum

La création d'un style d'art japonais connu sous le nom de yamato-e (qui signifie littéralement images japonaises), a débuté avec le remplacement progressif des motifs et symboles calligraphiques chinois au profit de variétés plus courantes du pays. Les oiseaux japonais à longue queue (comme la grue) remplaçaient souvent le phénix chinois omniprésents.

japon-art

Tandis que les arbres et les fleurs locales remplaçaient les espèces étrangères peu familières. Un animal que l'on voit souvent dans l'art japonais est le kitsune, ou renard. Il joue un rôle important dans le folklore et les japonais s'amusent à porter le masque renard kitsune porter pendant des festivals par exemple. 

Notre collection de masque kitsune te donnera l'impression d'avoir en toi tous les pouvoirs du mythique Oni.

Au fur et à mesure que les liens directs avec la Chine se sont dissipés pendant la période Heian. La culture du Japon et le style yamato-e s'est encore plus affirmé par rapport au pays du soleil levant. 

Le zen (vision philosophique et forme de méditation venant de la chine) à quant à lui a commencé à s'ancrer dans différentes formes d'art japonais. Les moines zen se sont particulièrement intéressés à la peinture à l'encre, sumi-e, reflétant la simplicité et l'importance de l'espace vide au centre de l'art et de la religion. L'un des plus grands maîtres de la forme est Sesshu Toyo (1420-1506). Il peint ici une vue aérienne du paysage côtier spectaculaire du Japon. Le Sumi-e continue d'être l'une des formes d'art japonaises les plus populaires.  

Ama No Hasidate

Rien n'est peut-être aussi spectaculaire que le grand Mont Fuji. La forme conique parfaite du volcan endormi et la menace très réelle de sa fureur mortelle. Ils se combinent en une entité impressionnante qui a été vénérée et peinte pendant des siècles. 

Sesshu Toyo

La Grande vague de Kanagawa de Katsushika Hokusai (1760-1849) est sans aucun doute l'une des œuvres les plus célèbres du Japon. Ce n'est pas un hasard si ce tableau japonais en bois est tant apprécié. Il a pour thème la formidable puissance de la nature. 

2. L'Art du samouraï

Samourai Art

Nous avons tendance à associer le Japon et les valeureux guerriers samouraïs. Mais beaucoup de gens ne savent pas que ces combattants compétents ont aussi été entraînés sur toutes les autres formes d'art (et non uniquement celle du combat).

Les samouraïs (aussi connus sous le nom de bushi) étaient la classe guerrière du Japon prémoderne - leur apogée fut la période Edo (1603-1867). Les samouraïs menaient toute leur vie selon un code d'éthique soigneusement élaboré, connu sous le nom de bushido (la voie du guerrier).

En tant que caste la plus élevée de la hiérarchie sociale, les samouraïs devaient être cultivés et savoir écrire, en plus de s'entrainer pour devenir de meilleurs combattants...Ils servaient la riche noblesse, qui appréciait beaucoup les activités artistiques. 

femme samourai

Certaines femme auraient très bien pu appartenir à la classe des samouraïs. Elles servaient principalement de conjointes aux guerriers. Mais elles pouvaient aussi s'entraîner et combattre en tant que guerrières. Ces combattantes étaient appelées onna-bugeisha. Les guerrières japonaises ne prenaient généralement les armes qu'en cas de besoin, par exemple pour défendre leur foyer en temps de guerre. 

L'une de ces guerrières était Tomoe Gozen (v. 1157-1247), une onna-bugeisha immortalisée dans "The Tale of the Heike". Selon l'épopée, elle était belle et puissante, possédant la force de beaucoup d'hommes. Bien que son existence soit associée à une légende, les guerriers se sont inspirés de son courage. Son histoire elle a fait l'objet d'innombrables pièces kabuki et de peintures ukiyo-e.

katana-samouraiL'art du samouraï directement comprend la conception et la création d'armures et d'armes. Les épées samouraïs, principal outil et symbole du bushi, sont encore réputées pour leur finition.

Les Katanas étaient solides mais flexibles, avec des lames d'acier courbes disposant d'une seule lame tranchante.

 Les masques des samouraïs étaient tout aussi impressionnants et complexes. Ils étaient fabriqués à la main par des experts et faits de matériaux spécifique comme  la laque. Utilisée pour la protection contre les intempéries et le cuir (et éventuellement la dentelle de soie) pour plus de confort. Chez Shogun Japon nous avons remis au gout du jour le port des masques samouraï.

3. Ère Edo : les estampes Ukiyo-e

Geisha Art

L'ère Edo (1615-1868) a connu une longue période de stabilité. La société d'Edo était en plein essor et les villes en périphérie se sont développées à une échelle sans précédent. Des classes sociales étaient définies à la naissance. Au sommet, il y avait les samouraïs qui servaient le gouvernement Tokugawa, puis les fermiers et les artisans, enfin, au bas du rang, les marchands.

Cependant, économiquement parlant ce sont les commerçants qui en profitaient le plus en raison de leur rôle de distributeurs et de fournisseurs de services. Avec les artisans, ils étaient connus sous le nom de chonin (citadins).

Avec cette nouvelle prospérité, les marchandises du Japon et notamment de Tokyo ont prospéré. En particulier les estampes sur bois, l'ukiyo-e.

Tableau Japonais

Ukiyo-e signifie littéralement des images du monde flottant.

C'est aussi à cette époque que les techniques d'impression ont fait un véritable bon technologique.  La production de gravures sur bois était assurée par ce qu'on appelait alors un quatuor ukiyo-e. Il comprenait l'éditeur, qui dirigeait l'entreprise, le coupe-bloc, l'imprimeur et l'artiste. Dans les années 1740, les estampes d'art ukiyo-e étaient déjà réalisées avec des couleurs vives. Une autre caractéristique importante de ces estampes est le matériel qu'elles utilisent, en particulier le papier japonais washi.

Decoration Japonaise

 L'un des buts les plus importants des estampes ukiyo-e était de refléter le style de vie élégant des citadins d'Edo. Les marchands étaient restreints par la loi et leur statut social. Par conséquent, ceux qui en avaient les moyens passaient leur temps à rechercher le plaisir et le luxe, comme c'était le cas dans le quartier du plaisir de Yoshiwara. Il a inspiré de nombreuses estampes érotiques

Yoshiwara était plus qu'un simple bordel, c'était un centre culturel pour les hommes riches et branchés de l'ère Edo. Cette scène montre clairement la fascination pour ce lieu. À la fois pour ceux qui y assistent et pour ceux qui sont contraints de  regarder de l'extérieur. 

Peinture Japonaise

Les courtisanes de Yoshiwara étaient magnifiquement représentées en ukiyo-e. Leur somptueux kimono, leurs coiffures et leur maquillage traditionnels japonais étaient méticuleusement mis en scène.

Grâce à ces estampes relativement bon marché et largement distribuées, elles étaient considérées comme des vedettes locales.  

On ne peut s'empêcher de vous montrer notre collection de tableaux japonais inspiré de l'art ukiyo-e. Vous pourrez décorer votre appartement ou maison avec un style typiquement japonais rappelant l'ère féodale.

Ces fascinantes estampes de courtisane s'appelaient bijinga, c'est-à-dire des peintures de belles femmes. L'artiste ukiyo-e le plus célèbre de ce genre est peut-être Kitagawa Utamaro

Estampe Japonaise

Le théâtre kabuki était un autre sujet populaire de l'ukiyo-e sous la forme de yakusha-e (empreintes d'acteurs). On reproduisait souvent des images d'acteurs à la tête de la troupe, et les tableaux japonais mettaient en lumière des scènes théâtrales avec des détails étonnants. Ces acteurs étaient parfois représentés avec des masque No. Pour en savoir plus sur le théâtre japonais, consulte notre article sur cet art traditionnel japonais. 

4. Art traditionnel japonais : la splendeur de la période Meiji

L'ère Meiji et Taisho (1868-1926) a marqué un tournant dans l'histoire du Japon.
Sous la direction de l'empereur Meiji la nation était dans un état constant d'évolution.

Dans le domaine des arts, il y a eu d'importants développements technologiques et stylistiques, grâce notamment à l'engagement de l'empereur pour developper les expositions nationales et internationales.  

art meiji

C'est dans l'industrie textile que les méthodes de production japonaise ont commencé à se moderniser. Dans les années 1860, le Nishjin de Kyoto - le premier centre de l'industrie du kimono - a envoyé des délégués en Europe. L'objectif était de se renseigner sur le métier à tisser Jacquard.

Yukata japonais 
Les textiles tissés fabriqués dans le district de Nishijin à Kyoto sont connus sous le nom de Nishijin-ori, ou textiles Nishijin. Les œuvres de Nishijin-ori ont tendance à mettre en vedette des soies teintes vibrantes entrelacées de somptueux fils d'or et d'argent pour créer des motifs artistiques complexes. Nishijin-ori ne se limite pas à la fabrication de kimonos et d'obi (écharpes de kimono). D'autres produits comprennent des décorations de chars de fête et des costumes et des masques No élaborés. 

Le tissage de la soie a d'abord été introduit à Kyoto par la famille Yasusushi, qui a immigré de Chine au Japon au 5e ou 6e siècle et a enseigné l'art aux populations locales.

Tissage Japonais

L'opulence de la vie courtoise exigeait des vêtements flamboyants et de haute qualité. C'est pourquoi un bureau spécial fut créé et chargé de la fabrication textile pour la cour. Cependant, à la fin de la période Heian (794-1185), l'époque où la cour impériale était à son apogée, la production de tissus autorisés par la cour a inévitablement diminué.

Nishijin-ori a réussi à continuer en tant qu'industrie privée et a finalement réussi à prospérer par ses propres moyens. La période paisible et prospère d'Edo fut l'âge d'or des textiles Nishijin, mais après la Restauration Meiji de 1868, les fabricants Nishijin-ori perdirent le soutiens des seigneurs féodaux japonais en raison de la réforme gouvernementale. N'ayant plus de shogun et de samouraïs pour les soutenir, ils ont été laissés au bord de l'extinction.

De nos jours une nouvelle forme de vêtement japonais a vu le jour. Il s'agit de la mode du streetwear japonais. L'influence japonaise n'est plus a prouver. Véritable phénomène de mode contemporaine, le streetwear mélange les kimonos, yukatas, getas, zoris et t-shirt japonais avec les vêtements communs et minimalistes européens.

5. L'art de l'architecture japonaise

L'architecture japonaise est connue pour ses oppositions et contradictions extrêmes, qu'il s'agisse de l'immensité du palais impérial de Tokyo ou de l'intimité de la maison de thé traditionnelle. L'architecture résidentielle de la période Edo, dont de nombreux exemples subsistent aujourd'hui, est peut-être celle qui est la plus reconnue comme étant typiquement japonaise.

Le Japon est connu pour posséder certains des plus anciens bâtiments en bois du monde. L'utilisation du bois comme matériau de base dans les habitations japonaises est très répandue.

Cette approche a une application à la fois spirituelle et pratique. En raison des catastrophes naturelles fréquentes au Japon, comme les tremblements de terre et les typhons, les constructeurs ont cherché à utiliser le bois car il résiste à la poussée et à la traction. Contrairement aux maisons occidentales, les structures japonaises en bois n'ont jamais été repeintes, laissant le grain visible comme une façon de montrer le respect de sa valeur naturelle.

Un élément de la maison traditionnelle japonaise qui reste populaire aujourd'hui est le revêtement de sol unique des t . Historiquement, les familles les plus riches s'offraient des tatamis tissés serrés en jonc, tandis que les familles plus pauvres utilisaient des tapis en paille.

Comme le savent tous les visiteurs au Japon, il faut enlever ses chaussures avant de marcher sur un tatami japonais, ou même dans une maison japonaise, quel que soit le revêtement de sol ! Les tatamis sont idéaux pour le climat humide du Japon, car ils peuvent absorber l'eau présente dans l'air qui s'évaporera efficacement par temps sec.

La délicate armature en bois ou en bambou des shoji, qui sont des écrans ou des séparateurs de pièces, est à la fois fonctionnelle et artistique. L'élégance de cet élément d'habitation traditionnel japonais réside dans la lumière qui traverse son papier translucide (washi), créant des ombres atmosphériques dans une maison.

Certains shoji sont peints, tandis que d'autres conservent leur façade blanche traditionnelle. Vous pouvez en savoir plus sur les écrans shoji et le travail du bois élaboré du kumiko qui est utilisé pour les fabriquer.

De l'extérieur d'une maison japonaise de l'ère Edo, on peut généralement remarquer qu'elle est surélevée par rapport au sol dans le but d'éviter les dommages causés par la pluie.

De plus, au lieu d'utiliser des clous, les structures en bois japonaises étaient construites avec un système de blocs de soutien appelé tokyo, dans lequel les pièces s'emboîtent naturellement.

L'extérieur d'une maison japonaise traditionnelle est entouré d'une véranda en forme de porche appelée engawa. Bien que faisant partie de la maison, l'engawa est un pont qui relie l'intérieur et l'extérieur.

La relation entre shoji et engawa est poétique et ludique, shoji et fusama conservant les rôles d'ouverture et de fermeture de la maison à la lumière, aux ombres et à l'air de l'extérieur. Comme on le voit dans les jardins de Hamarikyu à Tokyo, l'engawa de la maison de thé joue un rôle important dans la relation entre l'intérieur et l'extérieur. 

Un regard sur les structures résistantes au feu connues sous le nom de kura-zukuri dans le quartier de Kawagoe nous ramène à l'époque d'Edo. Également connue sous le nom de "Petit Edo", Kawagoe était réputée pour la prospérité de son commerce.

Malheureusement, la petite ville a subi des incendies dévastateurs et des ruines dans les années 1800. C'est ainsi qu'a commencé sa reconstruction avec des entrepôts aux murs d'argile pour éviter de nouveaux dégâts.

Les célèbres fermes gassho-zukuri de Shirakawa-go sont d'excellents exemples de l'architecture traditionnelle japonaise. Se traduisant littéralement par "Construit comme des mains en prière", le gassho-zukuri est un style architectural à toit de chaume développé pour tolérer les fortes chutes de neige en hiver.

La nature de l'espace créé par la technique de la charpente en A permet d'aménager un grand grenier pour l'élevage des vers à soie. Les fermes gassho-zukuri, qui s'étendent de Gifu à la préfecture de Toyama, sont désormais classées au patrimoine mondial de l'UNESCO et font certainement partie des 10 meilleures villes pour profiter de la neige en hiver au Japon.

Comme si elle s'éloignait de la conception simpliste et austère des jardins de la période Momoyama qui l'a précédée, la période Edo a apporté avec elle un sens de l'extravagance des jardins pour les personnes des échelons supérieurs de la société.

Les jardins conçus pour de longues promenades paisibles, voire méditatives, étaient construits avec des collines artificielles, des étangs et une abondance d'éléments naturels tels que des plantes et des bambous. Bien que ces jardins de promenade aient été initialement construits pour les maisons privées des seigneurs féodaux, la période Meiji a déplacé la frontière du privé au public. C'est ce que l'on peut observer à Kyoto, à la villa impériale Katsura.

Un jardin conçu dans le but d'observer l'espace et non de l'habiter. Si cela vous intéresse, jetez un coup d'œil à nos recommandations de voyage pour découvrir la beauté unique des jardins japonais, que vous soyez à Tokyo ou en Amérique.

6. L'art japonais de l'architecture moderne

Le mouvement japonais architectural d'après-guerre, judicieusement nommé Métabolisme, était une initiative visant à insuffler des mécanismes et des structures vivants et respirants (presque biologiques) au cœur d'une ville qui évoluerait avec et pour les habitants d'une métropole. C' était un mouvement en réponse aux masses qui se déplaçaient vers les centres-villes et à la richesse économique croissante dont jouissait le Japon pendant l'ère de la bulle.

L'une des créations les plus célèbres de cette période est le Nakagin Capsule Building à Ginza réalisé par Kisho Kurokawa en 1972, et ici magnifiquement capturé par le photographe Tom Blachford dans sa collection Nihon Noir. Ce complexe commercial d'appartements est composé de petites pièces meublées amovibles, ou cellules, qui sont installées et reliées individuellement. Le design se voulait moderne, voire futuriste, en répondant aux besoins pratiques d'un salarié solitaire et travailleur de l'époque.

Le plus remarquable à propos de ce mouvement était son intention d'anticiper les besoins ou les besoins non encore connus du futur acquéreur d'un espace. Devenu un monument pour les artistes, les architectes et les rares passants curieux, Nakagin est le symbole du mouvement qui a existé. Cependant, son état de délabrement a continuellement suscité la discussion sur sa démolition, un sort qui n'a pas encore été déterminé.

Dans le même esprit d'espoir et d'anticipation, le célèbre architecte japonais Kenzo Tenge a conçu le parc du mémorial de la paix d'Hiroshima. Le parc a été construit peu après la Seconde Guerre mondiale et l'occupation américaine qui s'est terminée vers 1952. Par conséquent, la conception incarne les émotions complexes qui ont surgi à propos de l'influence occidentale, du nationalisme et de la volonté de conserver des éléments de l'architecture japonaise traditionnelle.

Ce qui était au départ un projet visant à représenter ce qui est moderne et international s'est transformé en une appréciation simultanée de la tradition nippone par Tenge. Cela a donné lieu à une nouvelle conception de la conception. Il est important, surtout pour Tenge, de distinguer le design japonais de l'influence occidentale.

L'architecture japonaise contemporaine est aujourd'hui visible au Japon dans la Médiathèque de Sendai de Toyo Ito, construite en 2001, ici photographiée par Naoya Hatakeyama. Cette structure est un excellent exemple de l'évolution vers la liberté d'expression de l'architecture japonaise moderne. La structure ouverte et l'utilisation de tubes dans le centre culturel médiatique invitent la communauté à l'espace, et l'espace à la communauté. "Tout a commencé par l'image de quelque chose flottant dans un aquarium". Déclare Toyo Ito dans une interview vidéo réalisée par Richard Copans.

Le bâtiment écologique est visuellement fascinant et permet une pléthore d'activités spatiales au sein de la structure, qui comprend un espace galerie, un cinéma, des bibliothèques, un café, etc. Fidèle à l'esthétique japonaise et au sentiment japonais, l'espace peut notamment changer en fonction de l'éclairage des saisons, les arbres de la rue étant visibles depuis plusieurs points de vue à l'intérieur du bâtiment.

L'un des architectes japonais contemporains les plus connus et les plus omniprésents n'est autre que Tadao Ando. Connu pour ses expériences avec le béton et pour la manière dont ses conceptions remettent en question notre façon d'envisager l'occupation d'un espace, Ando est l'un des artistes qui ont contribué à sauver l'île de Naoshima du déclin démographique dans les années 1980. Son œuvre, Benesse House Museum, joue avec la relation entre l'architecture, la nature et l'art.

Ando est un architecte autodidacte, que l'on peut identifier comme un auteur. Comme si l'on se souvenait de l'essai de Junichiro Tanizaki intitulé "Éloge de l'ombre", un design caractéristique d'Ando joue avec les ombres, la lumière et les motifs. Il affirme que son travail reflète les "relations intimes entre la matière et la forme, et entre le volume et la vie humaine". Pour avoir un meilleur aperçu de son travail, consultez ces 10 bâtiments emblématiques de Tadao Ando que vous devriez visiter.

Dans l'esprit de la simplicité minimaliste et de la vie en communauté, Ryue Nishizawa a conçu la Moriyama House, qui a été achevée en 2005. Cette conception est une représentation métaphysique de la relation entre un habitant et sa communauté, ou plutôt de la coexistence avec soi-même et les autres. La conception d'une maison pour un client est personnelle et sensible, ce qui rend le rôle de l'architecte à la fois stimulant et passionnant.

Comment concevoir, tout en répondant ou en anticipant les besoins d'un être humain ? Dans la maison Moriyama, Nishizawa a conçu des maisons séparées, à angle droit, ou "volumes", et les a disposées en un groupe unique. Il en résulte que certaines unités contiennent une pièce à fonction unique et que d'autres "mini-maisons" présentent un design plus complet. Moriyama lui-même loue les "mini-maisons" et c'est ainsi qu'est née une petite communauté basée sur ce minimalisme japonais, qui brouille la ligne entre privé et public, partagé et séparé, parmi d'autres binaires dans l'architecture et la vie quotidienne.

L'un des architectes les plus en vogue de ce moment de l'architecture japonaise contemporaine est Kengo Kuma, dont la relation à la nature est notable dans la plupart de ses travaux. En tant qu'architecte, il traverse la rivière entre le concepteur et l'artisan, en se concentrant sur le matériau et la façon dont il est fabriqué. Son essai, Studies in Organic, parle de l'importance de la relation entre l'artisan et l'architecte.

En réinventant l'architecture traditionnelle, l'architecte contemporain applique des aspects de la nature à un monde moderne et crée des structures durables. Dans son œuvre rénovée, Fujiya Ryokan, on peut voir comment un bâtiment centenaire a été soigné et raffiné. D'apparence simple à première vue, une observation plus attentive de ses conceptions peut révéler une compréhension plus profonde et plus significative d'un artisan au travail.

7. Avenir de l'art japonais 

L'art contemporain japonais du XXIe siècle reflète l'émergence des talents de l'archipel. Créatifs et innovants en terme de matières utilisées et expérimentations. Aujourd'hui, les artistes passent rapidement d'un média ou d'un type d'art à l'autre. Il n'est pas rare par exemple de voir un créateur de manga s'essayer à la mode et vice versa. Ces créateurs japonais cassent les frontières et les cadres de part leur vision artistique. Que ce soit dans des mangas ou autres. Leurs talents créatifs et artistiques n'est plus à prouver. 

Manga Japonais Anime

Dans un autre registre. L'artiste Takashi Murakami s'amuse lui aussi à casser les codes et briser les règles du moderne et contemporain. Il nous surprend dans chacune de ces oeuvres et expo, il aime choquer son audimat . Son exposition au chateau Versailles en est une illustration idéale. Il mélange ici art très traditionnel et culture PoP. Ces influences hybrides placent Murakami comme l'un des artistes nippon les plus provocateurs du moment. 

Masayo Fukuda a développé de nouvelles techniques pour l'art du kirie, ou découpage japonais du papier. En utilisant une seule feuille de papier washi. À l'image de l'origami. Elle a minutieusement sculpté une créature marine élaborée et magnifique qui semble prendre vie entre vos mains ! On ne vous en dit pas plus et on vous laisse découvrir les images


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