Sumo : le sport sacré japonais

Deux hommes de plus de 150 kilos se jettent l'un sur l'autre dans un nuage de sel, le combat est terminé en six secondes, et la salle retient encore son souffle. Le sumo (相撲) est un style de lutte japonais dont le nom signifie « se frapper mutuellement ». Ce sport est né dans l'Antiquité pour divertir les divinités shintoïstes.

De nombreux rituels religieux, comme la purification symbolique du ring avec du sel, sont encore pratiqués aujourd'hui dans cet art martial nippon. Conformément à la tradition shintoïste, seuls les hommes pratiquent ce sport à titre professionnel au Japon.

Au programme de ce guide complet sur le sumotori :

  • L'origine des sumo
  • Histoire des sumo
  • Les règles du sumotori
  • Les catégories et le fonctionnement des tournois de sumo
  • Sumo et culture populaire
  • Où voir des sumo au Japon

L'essentiel

  • Le sumo est une lutte rituelle vieille d'au moins 1500 ans, née dans les cérémonies shinto.
  • Un combat se gagne dès que l'adversaire sort du dohyo (le ring) ou touche le sol : cela dure souvent moins de dix secondes.
  • Les rikishi (lutteurs) vivent en écurie, avec une hiérarchie stricte et un entraînement qui commence à l'aube.
  • Six tournois de 15 jours ont lieu chaque année : trois à Tokyo, un à Osaka, un à Nagoya, un à Fukuoka.
  • Pour voir des sumo : le stade Kokugikan de Ryogoku, un tournoi d'exhibition en région, ou un entraînement matinal en écurie.

ORIGINE DU SUMOTORI

estampe japonaise lutteurs de sumo
Source image sous licence / Estampe japonaise de lutteurs sumo pendant un tournoi

Les origines du sumo remontent à au moins 1500 ans, ce qui en fait l'un des plus anciens sports organisés au monde. Il a probablement évolué à partir des luttes mongole, chinoise et coréenne. Au cours de cette longue histoire, le sumo a beaucoup changé, et plusieurs rituels qui semblent immémoriaux ont en réalité été codifiés au XXe siècle.

1. Rituel shinto

L'origine du sumo vient d'un rituel des cérémonies shinto destiné à divertir les kami, les divinités japonaises. Selon une autre légende, les Japonais ont obtenu le droit de régner sur l'archipel après la victoire du dieu Takemikazuchi dans un combat de sumo contre le chef d'une tribu rivale.

De nombreuses traditions religieuses subsistent dans le sumo :

  • Les lutteurs boivent une gorgée d'eau sacrée et jettent du sel purificateur sur le ring avant un match
  • L'arbitre s'habille comme un prêtre shintoïste, en kimono
  • Un toit de sanctuaire shintoïste est suspendu au-dessus du ring
  • En entrant sur le ring, les lutteurs frappent dans leurs mains pour appeler les dieux

2. Art japonais

À l'époque impériale, le sumo était un art du spectacle lié à la cour et aux festivals communautaires. Ichiro Nitta, professeur de droit à l'université de Tokyo et auteur de Sumo no Himitsu (« secrets du sumo »), l'explique ainsi : « Après la disparition des fonctions de la cour impériale dans les derniers jours de la période Heian (794-1192), un plus grand nombre de personnes ont commencé à observer sérieusement le sumo, y compris des shoguns et des chefs de guerre daimyo de la période Kamakura (1192-1333) et Muromachi (1336-1573). »

3. Sport japonais

sumo dessin
Licence Adobe Stock / Dessin sumo retouché par Shogun Japon

Au début, le sumo était une lutte brutale qui mêlait des éléments de boxe et de corps à corps. Sous l'influence de la cour impériale, des règles ont été fixées et des techniques se sont développées, comme dans les arts martiaux traditionnels. Pendant la période Kamakura (1185-1333), le sumo servait à former les samouraïs et à régler les différends.

Au XIVe siècle, le sumo devient un sport professionnel. Au XVe siècle, on croise des lutteurs dans tout le pays.

Pour l'anecdote, certains lutteurs de cette époque exerçaient aussi la prostitution, et les femmes ont été autorisées à concourir à plusieurs périodes de l'histoire.

Aujourd'hui, le sumo garde ses connotations religieuses. L'aire de lutte est considérée comme sacrée. Chaque fois qu'un lutteur entre sur le ring, il le purifie avec du sel. Les meilleurs rikishi sont vus comme des figures de la foi shintoïste.

HISTOIRE DES SUMO

L'histoire moderne du sumo se lit en deux temps. L'époque d'Edo en fait un spectacle populaire de rue et de temple. Le XXe siècle l'installe dans de grandes arènes, puis à la télévision.

1. Les lutteurs sumo au 19ème siècle

Licence image sumo Adobe Stock

La lutte sumo est un sport professionnel depuis plus de quatre siècles. À l'époque d'Edo (1603-1867), la paix imposée par les shoguns ouvre une période de prospérité et voit monter la classe marchande. Des groupes de sumos s'organisent pour divertir les marchands et les travailleurs. Le shogunat Tokugawa encourage cette forme de divertissement.

Les lutteurs deviennent alors de véritables vedettes populaires, reproduites sur les estampes et brodées sur les tissus. Ce goût du motif de lutteur n'a jamais disparu, et c'est encore aujourd'hui l'un des dessins les plus demandés à la boutique.

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Au XVIIIe siècle, certaines pratiques étonnent : le public appréciait les combats opposant des femmes lutteuses à des hommes aveugles.

Des lutteurs traditionnels se sont produits devant le commodore Matthew Perry, à son arrivée au Japon en 1853. Il décrivit les rikishi comme des « monstres suralimentés ». Les Japonais, de leur côté, n'ont pas été impressionnés par la démonstration de boxe des marins américains. Il faut dire qu'en matière d'arts martiaux, le Japon a beaucoup à montrer : judo, karaté, aïkido, kendo, kyudo et iaido.

L'organisation et les règles de base du sumo ont peu changé depuis les années 1680. Au XIXe siècle, quand les samouraïs sont contraints d'abandonner leur statut et que la féodalité est abolie, les lutteurs de sumo restent les seuls autorisés à porter le chignon haut, la coiffure traditionnelle des guerriers. Dans les années 1930, les militaristes ont fait du sumo un symbole de la supériorité et de la pureté du Japon.

2. Les Sumotori au 20ème siècle

Licence dessin Adobe / Dessin de sumotori japonais prêt à combattre

À l'époque d'Edo (1603-1867), les tournois de Tokyo se déroulaient au temple d'Ekoin, dans le quartier de Sumida.

En 1909, ils s'installent dans l'arène Kokugikan, un bâtiment de quatre étages capable d'accueillir 13 000 personnes.

Ce bâtiment est rasé par un incendie en 1917, et son remplaçant est endommagé par le tremblement de terre de 1923.

La nouvelle arène construite ensuite a servi, pendant la Seconde Guerre mondiale, à fabriquer des ballons-bombes.

Le bâtiment d'après-guerre est transformé en patinoire à roulettes en 1954. La popularité du sumo est alors relancée par l'empereur Showa, grand défenseur de la discipline. À partir du tournoi de mai 1955, l'empereur prend l'habitude d'assister à une journée de chaque tournoi de Tokyo, depuis une loge réservée.

D'autres membres de la famille impériale ont poursuivi cette tradition.

Le sumo atteint un sommet de popularité au début des années 1990, avec l'ascension de Takanohana, Wakanohana et Akebono.

En 1994, un sondage le classait encore parmi les sports les plus suivis du pays, derrière le baseball, le football professionnel et le marathon.

sumo noir

Un rikishi affrontant un lutteur plus léger que lui

Depuis les années 1960, de jeunes lutteurs venus des États-Unis, de Chine, de Corée du Sud, de Mongolie, du Brésil, d'Estonie et d'ailleurs sont partis au Japon pour pratiquer ce sport. Plusieurs d'entre eux ont brillé, après avoir franchi la barrière de la langue et des codes.

En 1993, Akebono, originaire de l'État d'Hawaï, atteint le rang suprême de yokozuna. Les lutteurs mongols ont ensuite marqué la discipline, à commencer par Asashoryu et Hakuho.

Asashoryu est promu yokozuna en 2003, Hakuho en 2007. Tous deux ont accumulé les titres. Asashoryu a quitté le sumo en 2010, Hakuho en 2021, avec un nombre record de tournois remportés. Des lutteurs d'autres pays ont aussi gravi les rangs, comme le Bulgare Kotooshu et l'Estonien Baruto, promus ozeki en 2005 et 2010.

Grâce aux tournois d'exhibition organisés en Australie, en Europe, aux États-Unis, en Chine et ailleurs, le sumo se fait aussi connaître hors du Japon.

RÈGLES DES SUMOTORI

Au Japon, les lutteurs de sumo sont appelés rikishi (力士), ce qui se traduit par « homme fort ». Le terme sumotori (相撲取り) est surtout employé en Europe. Sur l'archipel nippon, il désigne plutôt les lutteurs débutants.

1. Comment devenir un sumo ?

Comment devenir un sumo

Pour devenir un lutteur de sumo (rikishi), il faut répondre à des critères précis, validés lors d'un examen organisé pendant un grand tournoi. Le candidat doit être un homme en bonne santé, avoir moins de 23 ans, mesurer au moins 1 m 73, peser plus de 75 kilos et avoir terminé la scolarité obligatoire japonaise. Ces seuils de taille et de poids ont été revus à la baisse au fil des années pour attirer davantage de candidats.

2. Tenue sumo

Les lutteurs portent une bande de tissu serrée à la taille et entre les jambes. Cette tenue de combat s'appelle un mawashi. C'est la seule prise possible pour saisir l'adversaire, comme le montre la vidéo ci-dessus. Selon la corpulence du rikishi, la longueur du mawashi varie entre 9 et 14 mètres.

3. Coiffure sumo

Avant chaque combat, le lutteur doit être coiffé d'une coiffure traditionnelle japonaise appelée chonmage. Les cheveux sont rassemblés en chignon.

Pendant toute sa carrière, le rikishi garde donc les cheveux longs. Le chonmage n'est coupé qu'au moment de l'intai (引退), le départ à la retraite. Le chignon est alors tranché lors de la cérémonie du danpatsu-shiki (断髪式).

Les rikishi des divisions supérieures portent un chonmage de style ōichō, en forme de feuille de ginkgo, lors des tournois et des représentations.

4. Combat de sumo

combat de sumo
Photo sous licence Adobe / Combat de sumo à Tokyo pendant un tournoi officiel

La règle est simple : le lutteur qui sort le premier du ring, ou qui touche le sol avec une partie du corps, perd le combat. L'affrontement se déroule sur un ring surélevé, le dohyo, fait d'argile et recouvert d'une fine couche de sable. Les compétiteurs luttent à mains nues et quelques secondes suffisent le plus souvent. Dans de rares cas, le combat dépasse la minute.

Il n'existe ni catégorie ni limite de poids. Un lutteur peut donc se retrouver face à un adversaire bien plus lourd que lui.

5. Écurie de sumo

Les lutteurs s'entraînent et vivent au sein d'un heya (部屋), l'écurie, dirigée par un oyakata, le maître d'écurie. C'est l'équivalent d'un dojo. On compte une quarantaine d'écuries, toutes situées dans la région du Grand Tokyo, et en particulier dans le quartier de Ryogoku. Pour mutualiser certaines ressources, elles se regroupent en organisations appelées ichimon. Il en existe six.

6. Journée type du sumotori

Cela surprend souvent : les sumos sont de grands sportifs, disciplinés et assidus. Leur journée commence par un réveil vers 6 h du matin, suivi du keiko, l'entraînement, pratiqué à jeun. Chaque séance suit un déroulé ancestral, du plus bas gradé au plus haut.

7. Respect de la hiérarchie

La société japonaise accorde une grande place au respect des anciens. Le monde du sumo ne fait pas exception. Les meilleurs lutteurs sont servis par les plus jeunes. L'oyakata et sa famille occupent le dernier étage de l'écurie, tandis que les débutants dorment en dortoir pendant tout leur apprentissage.

Un lutteur ne quitte la vie collective qu'en rejoignant la première ou la deuxième division. On appelle cet ensemble les sekitori.

Chaque écurie possède son gyōji (arbitre), son yobidashi (annonceur) et son tokoyama (coiffeur).

8. Pourquoi les lutteurs de sumo sont gros ?

sumo poids
Des combattants sumotori de poids très différents dans la même catégorie

Le déjeuner et le dîner reposent sur le chankonabe, la marmite des lutteurs. Pour atteindre leur poids de forme, les rikishi avalent l'équivalent d'environ 5000 calories par jour, servies en deux repas très copieux.

Le poids compte beaucoup dans un combat, mais il ne fait pas la victoire. L'issue dépend surtout du tachiai, le choc entre les deux lutteurs. Il faut repousser et attaquer en même temps. L'explosivité, la force et la technique sont donc les vrais points qui séparent les champions des autres.

LES CATÉGORIES DE SUMO ET FONCTIONNEMENT DES TOURNOIS

Le sumo professionnel fonctionne comme une pyramide. Un classement révisé en permanence, six divisions, six tournois par an : voici comment tout s'articule.

1. Banzuke

Tous les lutteurs sont classés dans une hiérarchie, le banzuke, mise à jour après chaque tournoi selon les résultats. Un bilan positif, avec plus de victoires que de défaites, fait monter dans les rangs. Un bilan négatif fait descendre.

2. Division sumo

rikishi
Image sous licence / Un rikishi en position de combat

La première division s'appelle makuuchi, la deuxième juryo. Au sommet de la hiérarchie se trouve le yokozuna, le grand champion. Contrairement aux autres, un yokozuna ne peut pas être rétrogradé. En revanche, il doit prendre sa retraite dès que ses performances déclinent.

3. Tournois et hiérarchie de classement

L'instance dirigeante du sumo professionnel est l'Association japonaise de sumo. Six tournois sont organisés chaque année : trois à Tokyo (janvier, mai et septembre), un à Osaka (mars), un à Nagoya (juillet) et un à Fukuoka (novembre). Chaque tournoi dure 15 jours, avec un combat par jour et par lutteur, sauf pour les moins bien classés qui en disputent moins.

4. Kokugikan

Pour assister à un tournoi de sumo à Tokyo, rendez-vous au stade Kokugikan, dans le quartier de Ryogoku.

Des billets sont vendus pour chacun des 15 jours de tournoi. On les achète à l'avance auprès du revendeur officiel, dans les supérettes japonaises (quelques notions de japonais sont utiles) ou au guichet du stade.

Une journée de tournoi est longue. Les divisions inférieures combattent le matin, les stars en fin d'après-midi. On emporte donc de quoi boire, un bento, un éventail, et un sac souple qui se glisse sous le coussin de la place. C'est là qu'un sac japonais en tissu se révèle plus pratique qu'un sac à dos rigide.

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OÙ VOIR DES SUMO AU JAPON

yokozuna
Le yokozuna est le grade le plus élevé du sumo / Source photographie Adobe Stock

Si votre voyage au Japon est court et que vous ne passez pas par Tokyo, d'autres occasions existent. Vous pouvez assister à des tournois d'exhibition, organisés partout dans le pays entre les tournois officiels, ainsi qu'aux cérémonies de départ à la retraite des grands lutteurs. Ces cérémonies comprennent en général un tournoi d'exhibition, quelques démonstrations légères et le rituel de coupe du chignon.

1. Festivals japonais

En dehors du circuit professionnel, des universités et des lycées font vivre des clubs de sumo, et certains acceptent des visiteurs. Des démonstrations et des concours ont aussi lieu dans certains sanctuaires et pendant les matsuri, les fêtes traditionnelles japonaises.

2. Le temple d'Ekoin

Avant la construction du premier stade en 1909, les tournois se déroulaient en plein air au temple d'Ekoin, à quelques pas de la gare de Ryogoku. Les visiteurs peuvent y voir un monument de pierre qui honore les lutteurs et les maîtres d'écurie du passé.

3. Musée du sumo

Ce petit musée se trouve à l'intérieur du stade Kokugikan. Il présente des expositions tournantes : portraits de yokozuna d'hier et d'aujourd'hui, photographies des grands moments de la discipline, tabliers de cérémonie portés par des lutteurs retirés. Pendant les tournois de Tokyo, il n'est accessible qu'aux détenteurs d'un billet.

4. Écurie de sumo

combat sumo
Combat sumo et entraînement matinal dans une écurie de rikishi

La plus belle façon d'approcher le sumo, après un tournoi, reste la visite d'une écurie pour assister à l'entraînement du matin.

Les écuries ne sont pourtant ni des lieux publics ni des sites touristiques. Seules quelques-unes acceptent les visiteurs, à condition d'être accompagnés d'une personne parlant couramment japonais et connaissant les usages du milieu. Le règlement intérieur se respecte à la lettre et l'entraînement ne doit pas être perturbé. Comptez deux à trois heures assis en silence sur le sol, sans chaussures, un sac en tissu japonais posé sur les genoux plutôt qu'un bagage encombrant.

5. Restaurants Chanko Nabe

Le chankonabe est l'aliment de base des lutteurs. C'est un plat chaud, décliné en de nombreuses variantes, à base de légumes, de fruits de mer et de viande. Les restaurants de chankonabe se concentrent dans le quartier de Ryogoku, et beaucoup sont tenus par d'anciens lutteurs. Certains ont même installé un dohyo dans la salle, devant lequel les clients peuvent se photographier.

Un autre quartier de Tokyo reste très lié au sumo, autour du sanctuaire de Tomioka Hachimangu, à quelques kilomètres au sud de Ryogoku.

6. Le sanctuaire de Tomioka Hachimangu

Le sanctuaire de Tomioka Hachimangu a accueilli les tournois de sumo pendant une centaine d'années, au milieu de l'époque d'Edo (1603-1867). On y trouve aujourd'hui des monuments gravés des noms des yokozuna et des ozeki, le deuxième rang le plus élevé, passés et présents. Une petite maison du trésor expose quelques pièces liées au sumo, dont des gravures sur bois de lutteurs et d'anciens classements imprimés. Elle est souvent fermée, mieux vaut se renseigner avant de venir.

LES SUMOTORI AUJOURD'HUI

Hinomaru Sumo
Extrait d'un manga japonais sur un sumo poids léger : Hinomaru Sumo

Le sumo traditionnel est un sport ancien, profondément inscrit dans la culture japonaise. La famille impériale assiste encore aux compétitions.

La pop culture s'en est emparée, avec des mangas comme Hinomaru Sumo, qui raconte la vie d'un lycéen entré dans un club de sumo. Il n'a ni la taille ni le poids d'un rikishi, mais une force digne d'un kami, une divinité japonaise.

Les sumotori sont de grands sportifs qui vivent pour leur discipline. Quelques scandales ternissent régulièrement ce monde très fermé. Et le poids qu'exige le métier pèse sur la santé des lutteurs, dont l'espérance de vie reste inférieure à la moyenne japonaise.

Chez Shogun Japon, nous aimons particulièrement ce sport. C'est pour cette raison que le motif du lutteur revient dans notre sélection, du blouson brodé au sac en tissu, dans un esprit wabi-sabi qui accepte les petites irrégularités de l'artisanat plutôt que de les gommer.

FAQ

Quel poids fait un sumo ?

Les lutteurs de la première division pèsent en moyenne autour de 150 à 160 kilos, pour une taille proche de 1 m 85. Comme il n'existe aucune catégorie de poids, l'écart entre deux adversaires peut atteindre 100 kilos. Les plus légers compensent par la vitesse et par des prises de côté.

Quelle est l'espérance de vie des sumos ?

Les estimations les plus souvent citées situent l'espérance de vie des anciens rikishi entre 60 et 70 ans, soit nettement moins que la moyenne japonaise, qui dépasse 84 ans. Le poids, les repas très riches et les chocs répétés expliquent cet écart. Beaucoup de lutteurs perdent du poids après leur retraite.

Qui est le plus gros sumo du monde ?

Le plus lourd lutteur jamais enregistré dans le sumo professionnel est le Russe Orora Satoshi, qui a dépassé les 280 kilos. En première division, le record appartient à l'Hawaïen Konishiki, proche des 285 kilos au sommet de sa carrière. Ces gabarits restent des exceptions, très loin de la moyenne.

Quel est le salaire d'un sumo ?

Seuls les sekitori, les lutteurs des deux premières divisions, touchent un salaire mensuel versé par l'Association japonaise de sumo. Il va d'environ 1,1 million de yens pour un juryo à près de 3 millions de yens pour un yokozuna, auxquels s'ajoutent les primes de tournoi. En dessous, les lutteurs ne reçoivent qu'une indemnité par tournoi, logés et nourris par leur écurie.

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