Sumo

SUMO : LE SPORT SACRÉ JAPONAIS

Le sumo (相撲) est un style de lutte japonais. Sumo signifie « se frapper mutuellement ». Ce sport japonais a été créé dans l'Antiquité pour divertir les divinités shintoïstes.

De nombreux rituels à caractère religieux, tels que la purification symbolique du ring avec du sel, sont encore pratiqués aujourd’hui dans cet art martial nippon. Conformément à la tradition shintoïste, seuls les hommes pratiquent ce sport professionnellement au Japon.

Nous verrons dans ce guide complet sur le sumotori :

  • L’origine des sumo
  • Histoire des sumo
  • Les règles du sumotori
  • Les catégories et fonctionnement des tournois de sumo
  • Sumo et culture populaire
  • Ou voir des sumo au Japon ?

ORIGINE DU SUMOTORI

estampe japonaise lutteurs de sumoSouce image sous licence / Splendide estampe japonaise lutteurs sumo pendant un tournoi

Les origines du sumo remontent à au moins 1500 ans, ce qui en fait le plus ancien sport organisé au monde. Ce sport japonais a probablement évolué à partir de la lutte mongole, chinoise et coréenne. Au cours de sa longue histoire, le sumo a connu de nombreux changements et nombre des rituels qui accompagnent ce sport et qui semblent anciens ont en fait été conçus au 20ème siècle.

1. Rituel shinto

L'origine du sumo provient d'un rituel dans les cérémonies shinto qui consistait à divertir les dieux kami. Selon une autre légende, les Japonais ont obtenu le droit de régner sur les îles nippone après que le dieu Takemikazuchi ait gagné un combat de sumo avec le chef d'une tribu rivale. 

Il existe de nombreuses traditions religieuses dans le sumo :

  • Les lutteurs sirotent de l'eau sacrée et jettent du sel purificateur sur le ring avant un match
  • L'arbitre s'habille comme un prêtre shintoïste avec un kimono
  • Un sanctuaire shintoïste est suspendu au-dessus du ring
  • Lorsque les lutteurs entrent sur le ring, ils se frappent les mains pour invoquer les dieux nippons

2. Art japonais

À l'époque impériale, le sumo était un art du spectacle associé à la cour impériale et aux festivals communautaires. Ichiro Nitta, professeur de droit à l'université de Tokyo et auteur de Sumo no Himitsu ("secrets du sumo"), a déclaré : "Après la disparition des fonctions de la cour impériale dans les derniers jours de la période Heian (794-1192), un plus grand nombre de personnes ont commencer à observer sérieusement le sumo, y compris des shoguns et des chefs de guerre daimyo de la période Kamakura (1192-1333) et Muromachi (1336-1573)"

3. Sport japonais

sumo dessinLicence Adobe Stock / Dessin sumo retouchée par Shogun Japon

Au début, le sumo était un sport brutal qui combinait des éléments de boxe et de lutte. Sous l’influence de la Cour impériale japonaise, des règles ont été établies et des techniques ont été développées comme dans les arts martiaux traditionnels. Pendant la période Kamakura (1185-1333), le sumo était utilisé pour former les samouraïs et régler les différends.

Au 14ème siècle, le sumo est devenu un sport professionnel. Au 15ème siècle,on pouvait voir des lutteur de sumo dans tout le pays. Pour l'anecdote, certains lutteurs étaient des prostituées homosexuelles et, à diverses époques, les femmes étaient autorisées à participer à des compétitions. 

Aujourd'hui, le sumo a toujours des connotations religieuses. La zone de lutte est considérée comme sacrée. À chaque fois qu'un lutteur entre sur le ring, il doit le purifier avec du sel. Les meilleurs lutteurs sont considérés comme des symboles de la foi shintoïste. 

HISTOIRE DES SUMO

1. Les lutteurs sumo au 19ème siècle

Licence Image Sumo adobe stock

La lutte sumo est un sport professionnel depuis plus quatre siècles. À l'époque d'Edo (1603-1867), la paix entre les shogun apporta une période de prospérité avec l'essor de la classe marchande. Des groupes de sumos étaient organisés pour divertir les marchands et les travailleurs. Ce sport était promu par le shogunat Tokugawa comme une forme de divertissement.

Au XVIIIe siècle, il y a eu des pratiques assez étranges. Les japonais appréciaient voir des femme sumo lutter contrer des aveugles.

Les lutteurs traditionnels de sumo se sont produits devant le commodore Matthew Perry. Lorsque ce dernier est arrivé au Japon en 1853. Il a décrit les lutteurs comme des "monstres suralimentés". Les Japonais, n'étaient quant à eux pas impressionnés par la démonstration de boxe des marins américains. Il faut dire que pour les arts martiaux, les japonais sont experts en Judo, Karaté bushido, Aïkido, Kendo, Kyudo et Laido.

L'organisation et les règles de base du sumo ont peu changé depuis les années 1680. Au 19ème siècle, lorsque les samouraïs ont été contraints d'abandonner leur profession et que la féodalité a été interdite, les lutteurs de sumo étaient les seuls à pouvoir continuer à porter leur cheveux avec des chignons hauts (la coiffure traditionnelle des samouraïs). Dans les années 1930, les militaristes ont fait du sumo un symbole de la supériorité et de la pureté du Japon.

2. Les Sumotori au 20ème siècle

Licence dessin Adobe / Dessin de sumotori japonais prêt à combattre

À l'époque d'Edo (1603-1867), les tournois de sumo de Tokyo se déroulaient au temple d'Ekpoin, dans le quartier de Sumida.

En 1909, ils ont commencé à se tenir à l'arène Kokugikan, qui s'élevait sur quatre étages et pouvait accueillir une foule de 13 000 personnes.

Ce bâtiment a été rasé lors d'un incendie en 1917 et son remplacement a été endommagé par le tremblement de terre de 1923.

Une nouvelle arène construite après cela a été utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale pour fabriquer des bombes en ballons.

Un nouveau bâtiment construit après la guerre a été transformé en patinoire à roulettes en 1954. La popularité du sumo a été renforcée par le défunt empereur Showa, un ardent défenseur de ce sport. À partir du tournoi de mai 1955, l'empereur a pris l'habitude d'assister à une journée de chaque tournoi organisé à Tokyo, où il regardait la compétition depuis une section spéciale de sièges VIP.

D'autres membres de la famille impériale japonaise ont poursuivi cette pratique. 

Le sumo a atteint le sommet de sa popularité au début des années 1990 avec l'ascension du Takanohona, du Wakanohana et de l'Akebono.

En 1994, le sumo a été élu comme un sport national. Il occupait la cinquième place derrière le marathon, le baseball et le football professionnel.

sumo noir

Sumo noir affrontant un petit sumo

Depuis les années 1960, de jeunes lutteurs venus des États-Unis, de Chine, de Corée du Sud, de Mongolie, du Brésil, d'Estonie et d'ailleurs se sont rendus au Japon pour pratiquer ce sport. Certains d'entre eux, après avoir surmonté la barrière de la langue et de la culture, ont excellé.

En 1993, Akebono, un Américain de l'État d'Hawaï, a réussi à atteindre le plus haut rang de yokozuna. Ces dernières années, les lutteurs de Mongolie ont été très actifs dans le sumo. Les meilleurs sont Asashoryu et Hakuho.

Asashoryu a été promu au grade de yokozuna en 2003, suivi par Hakuho en 2007. Ils ont remporté de nombreux tournois.

Asashoryu a pris sa retraite du sumo en 2010. Des lutteurs de pays autres que la Mongolie ont également progressé dans les rangs, notamment le Kotooshu bulgare et le Baruto estonien, qui ont été promus au rang d'ozeki en 2005 et 2010, respectivement.

Grâce en partie à une plus grande diffusion du sumo à l'étranger par le biais de tournois d'exhibition organisés en Australie, en Europe, aux États-Unis, en Chine, et ailleurs, ce sport gagne en popularité en dehors du Japon !

RÈGLES DES SUMOTORI

Au japon on appelle les lutteurs de sumo sont appelés des rikishi (力士), cela se traduit par « homme fort). Le terme sumotori (相撲取り) est utilisé en Europe majoritairement. Sur l’archipel nippone il désigne les sumo débutants. 

1. Comment devenir un sumo ?

Comment devenir un sumo

Afin de devenir un lutteur de sumo (rikishi), les candidats doivent répondre à certains critères, règles et attributs physique. Chaque combattant passe des examens lors d’un grand tournoi. Il faut être un homme en bonne santé. Il faut avoir moins de 23 ans et mesuré au moins 1m73. Il faute également pesé plus 75 kilos et être avoir terminé l’école obligatoire japonaises

2. Tenue sumo

Les lutteurs japonais portent une bande de tissu serrée au niveau de l’entrejambe et autour de la taille. Cette tenue de combats s’appellent un Mawashi. Il s’agit de la seule prise possible pour attraper l’adversaire comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus. En fonction de la corpulence du Rikishi, la longueur du Mawashi peut atteindre entre 9 et 14 mètres.

3. Coiffure sumo

Chaque lutteur doit avant chaque combat étre coiffé d’une coiffure traditionnelle japonaise appellée Chonmage. Les cheveux doivent être attachés en chignon.

Pendant toute leur carrière, les cheveux des rikishi seront gardés long volontairement. Le chonmage ne sera coupé que lorsque le sumo choisi d’entamer le Inta (引退i - départ en retraite). Le chignon du sumo est coupé lors de la cérémonie traditionnelle du danpatsu-shiki (断髪式) ou le

Les rikishi des divisions supérieures sont coiffées avec un chonmage de style ōichō. ors des représentations ou tournois .

4. Combat de sumo

combat de sumo Photo sous licence Adobe / Combat de sumo Tokyo pendant un tournoi officiel

Les règles sont simples : le lutteur sumo qui sort le premier du ring ou dont une partie du corps va toucher en premier, perd le combat. Les combats se déroulent sur un ring surélevé (dohyo). Le terrain des sumo est fait d'argile et recouvert d'une couche de sable. Les compétiteurs ne s’affrontent que quelques secondes et à mains nues bien entendu. Mais dans de rares cas, la lutte dure une minute ou plus.

Il n'y a pas de restrictions de poids ni de classes entre les adversaires, Cela signifie que les lutteurs peuvent facilement se retrouver face à une personne de plusieurs fois leur taille.

5. Ecurie de sumo

Les lutteurs s’entrainent et vivent au sein d’un heya (部屋). Il s’agit d’une écurie dirigé par le Oyakata (maitre d’écurie), c’est l’équivalent d’un dojo. On compte environ 47 écuries toutes situées dans la région du Grand Tokyo, notamment dans le quartier Ryogoku. Afin de mutualiser certaines ressources, elles se regroupent en organisation appelée Ichimon. Il en existe six.

6. Journée type du sumotori

Cela peut surprendre à première vue mais les sumos sont de grand sportifs, ils sont disciplinés et assidus dans leur art. La journée type des lutteurs repose sur un réveil matinal à 6 h du matin. Ils s’entrainent à Jun. Chaque entraînement suit un rituel ancestral.

7. Respect de la hierarchie

Dans la société japonaise, on respecte énormément les anciens. C’est aussi le cas entre les lutteurs. Les meilleurs lutteurs sont servis par les novices juniors. L’Oyakata et sa famille occupe le dernier étage de l’écurie. Les lutteurs débutants vivent quant à eux dans des dortoirs pendant tout leur apprentissage…

Les lutteurs peuvent quitter la vie collective lorsqu’ils rejoignent la première ou deuxième division sumo. On appelle cet ensemble le sekitori…

Chaque écurie a son propre Gioji (arbitre), Yobidashi (annonceur0 et tokoyama (coiffeur). 

8. Pourquoi les lutteurs de sumo sont gros ?

sumo poidsSumo et poids differents combattant dans la même catégorie

Le déjeuner et le diner sont à base de chankonabe. Afin d’atteindre leur poids de forme ils mangent l’équivalent de 5000 calories par jours.

Le poids du sumotori est primordial pour remporter un combat mais ce n’est pas cela qui donne la victoire. L’issue du combat dépend le plus souvent du « tachiai ». Il s’agit du choc entre les deux sumo. Il faut pouvoir repousser et attaquer en même temps l’adversaire. C’est pourquoi l’explosivité, la force et la technique sont aussi des aspects qui vont differencier les champions sumotori des autres !

LES CATEGORIES DE SUMO ET FONCTIONNEMENT DES TOURNOIS

1. Banzuke

Tous les lutteurs de sumo sont classés dans une hiérarchie (banzuke), qui est mise à jour après chaque tournoi en fonction des performances des lutteurs. Les lutteurs dont les résultats sont positifs (plus de victoires que de défaites) montent dans la hiérarchie et les grades, tandis que ceux dont les résultats sont négatifs sont rétrogradés.

2. Division sumo

rikishiImage sous licence / Un rikishi en position de combat 

La première division est appelée "Makuuchi" et la deuxième "Juryo". Au sommet de la hiérarchie du sumo se trouve le yokozuna (grand champion). Contrairement aux lutteurs des rangs inférieurs, un yokozuna ne peut pas être rétrogradé, mais il devra prendre sa retraite lorsque ses performances commenceront à se détériorer.

3. Tournois et hiérarchie de classement

L'organe directeur du sumo professionnel est l'Association japonaise de sumo. Six tournois sont organisés chaque année : trois à Tokyo (janvier, mai et septembre) et un à Osaka (mars), Nagoya (juillet) et Fukuoka (novembre). Chaque tournoi dure 15 jours au cours desquels chaque lutteur participe à un match par jour, à l'exception des lutteurs moins bien classés qui participent à un nombre de matchs moins important.

4. Kokugikan

Pour assister à un tournoi de sumo il faut se rendre au stade Kokugikan dans le quartier de Ryogoku de Tokyo.

Des billets sont vendus pour chaque jour des tournois de 15 jours. Ils peuvent être achetés à l'avance auprès du vendeur officiel ou via buysumotickets.com. Ils peuvent également être achetés dans les magasins de proximité (certaines compétences japonaises sont requises) ou dans les stades.

OU VOIR DES SUMO AU JAPON

 yokozunaLe yokozuna est le meilleur grade sumo qui existe / Source photographie site adobe stock

Si tu es pris par le temps lors de ton voyage au Japon et que tu ne passes pas à tokyo, il existe d'autres façons d’assister de sumo. Tu peux assister à des tournois d'exhibition qui se déroulent dans tout le pays. Ils sont organisé entre les tournois officiels et les cérémonies occasionnelles de départ à la retraite d'éminents lutteurs. Les cérémonies de retraite comprennent généralement un concours d'exhibition, quelques performances légères de lutteurs et le rituel de coupe de cheveux.

1. Festivals japonais

En dehors du monde professionnel du sumo, il existe des universités et des écoles secondaires qui gèrent des clubs de sumo, dont certains peuvent accueillir des touristes. En outre, il y a parfois des représentations ou des concours de sumo dans certains sanctuaires et festivals.

2. Le temple d'Ekoin

Avant la construction du premier stade de sumo en 1909, les tournois de sumo se déroulaient en plein air au temple d'Ekoin, à quelques pas de la gare Ryogoku. Aujourd'hui, les visiteurs du temple peuvent voir un monument en pierre sur le terrain du temple qui honore les lutteurs et les maîtres d'écurie du passé.

3. Musée du sumo

Ce petit musée est situé à l'intérieur du stade de sumo de Kokugikan. Il abrite des expositions tournantes sur le sumo, dont une collection de portraits de yokozuna passés et présents, des photos d'événements importants de l'histoire du sumo et des tabliers de cérémonie portés par des lutteurs éminents à la retraite. Pendant les tournois de Tokyo, le musée n'est accessible qu'aux détenteurs de billets de tournoi.

4. Écurie de sumo

combat sumoCombat sumo et entrainement matinal dans une écurie de rikishi

La meilleure façon d'apprécier le sumo, en plus d'assister à un tournoi, est peut-être de visiter une écurie de sumo pour assister à une séance d'entraînement le matin.

Cependant, les écuries de sumo ne sont ni des lieux publics ni des lieux de visite. Seul un petit nombre d'écuries acceptent la visite de touristes, et elles insistent pour que les touristes soient accompagnés d'une personne qui parle couramment le japonais et connaît bien les coutumes du monde du sumo. En outre, les visiteurs sont tenus de respecter strictement le règlement intérieur et de ne pas perturber la séance d'entraînement. Il faut s'attendre à rester assis en silence sur le sol pendant deux à trois heures.

5. Restaurants Chanko Nabe

Le Chanko nabe est l'aliment de base des lutteurs de sumo. C'est un plat chaud qui existe en de nombreuses variétés et qui contient des légumes, des fruits de mer et de la viande. Il existe une forte concentration de restaurants de chanko nabe dans la région de Ryogoku, dont beaucoup sont gérés par des lutteurs à la retraite. Certains restaurants ont même un anneau de dohyo, avec lequel les clients peuvent prendre des photos.

Un autre quartier de Tokyo fortement lié au sumo est situé autour du sanctuaire de Tomioka Hachimangu, à quelques kilomètres au sud de Ryogoku :

6. Le sanctuaire de Tomioka Hachimangu

Le sanctuaire de Tomioka Hachimangu a été le site où se sont déroulés les tournois de sumo pendant une centaine d'années, au milieu de la période Edo (1603-1867). Sur le terrain du sanctuaire se trouvent aujourd'hui des monuments sur lesquels sont inscrits les noms des yokozuna et des ozeki (le deuxième rang le plus élevé du sumo) passés et présents. Il y a également une petite maison du trésor (300 yens) qui expose quelques objets liés au sumo, tels que des gravures sur bois de lutteurs et d'anciennes publications de classement. Le musée est généralement fermé à clé, et les visiteurs potentiels sont priés de se renseigner à l’avance.

LES SUMOTORI AUJOURD'HUI

Hinomaru SumoExtrait d'un manga japonais sur un sumo poids léger : Hinomaru Sumo

Nous avons tout au long de l'article que le sumo traditionnel est un sport ancien totalement imprégné au sein de la culture japonaise. La famille royale assiste même aux compétitions. 

Des manga sumo ont même vu le jour comme notamment Hinomaru Sumo qui nous raconte la vie d'une jeune lycéen rentrant dans un club de sumo. Il n'a ni la taille ni le poids d'un sumo mais il a une force digne d'un kami (dieu japonais).

Les sumotori sont de grands sportifs qui vivent uniquement pour leur art. Seule ombre au tableau, il y a certains scandales qui gravitent autour de cette discipline sportive japonaise. Les sumotori du fait de leur poids ont une espérance de vie plus basse que la moyenne !

Il n'en reste pas moins que chez Shogun Japon nous aimons particulièrement ce sport traditionnel. On ne pouvait donc pas concevoir de ne pas avoir notre propre pull sumo. Si toi aussi tu es un fan des lutteurs alors porte fièrement ce hoodie à capuche sumo chat... 

Pull Sumo Chat

 


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