C'est quoi le shintoisme ?

Une porte rouge plantée au milieu d'une rizière, sans mur ni bâtiment autour. C'est souvent la première image du shinto qu'on rapporte d'un voyage au Japon. Le shinto (神道) signifie « la voie des dieux ». C'est la plus ancienne religion du Japon. Les shintoïstes vénèrent les kami (神), esprits de la nature, et croisent dans leurs récits les yokai (妖怪), créatures surnaturelles du folklore. Ces figures font encore partie aujourd'hui de la culture japonaise.

Cette foi n'a ni fondateur ni prophète, et il n'existe pas de texte majeur qui en expose les principales croyances. Cette souplesse explique sans doute sa longévité. La religion est tellement liée à la culture japonaise qu'on ne peut plus les séparer dans la vie de tous les jours. Les concepts clés du shinto, à savoir la pureté, l'harmonie, le respect de la famille et la place de l'individu dans le groupe, sont devenus des éléments du caractère japonais. Que ces personnes soient croyantes ou non.

La religion shintoïste est complexe. Voici tout ce qu'il faut savoir pour en comprendre les fondements. Nous verrons :

  • L'origine du shintoïsme
  • L'importance des différentes divinités japonaises shintoïstes
  • Le lien entre le bouddhisme et le shinto
  • Les sanctuaires shintoïstes à travers l'archipel japonais
  • Les festivals japonais shinto

L'essentiel

  • Le shinto n'a ni fondateur, ni prophète, ni livre sacré unique.
  • Les kami (神) sont les dieux et esprits liés à la nature, aux clans et aux lieux.
  • Le Kojiki (712) et le Nihon Shoki (720) fixent par écrit les mythes fondateurs.
  • On compte environ 80 000 sanctuaires (jinja 神社) au Japon, reconnaissables à leur torii (鳥居).
  • Shinto et bouddhisme ont cohabité des siècles avant leur séparation officielle au XIXe siècle.

ORIGINE SHINTOISME

Symbole du Shintoisme
Création visuelle par Edouard Barons

Contrairement à beaucoup d'autres religions, le shintoïsme n'a pas de fondateur reconnu. Les peuples de l'ancien Japon avaient depuis longtemps des croyances animistes, vénéraient des ancêtres divins et communiquaient avec le monde des esprits par l'intermédiaire de chamans. Certains éléments de ces croyances ont été incorporés dans la première religion reconnue pratiquée au Japon, le shinto, apparu pendant la culture Yayoi (vers 300 avant J.-C. à 300 après J.-C.).

Certains phénomènes naturels et certains reliefs du pays du soleil levant sont associés à des divinités japonaises. Parmi les plus célèbres, la déesse du soleil Amaterasu et le dieu du vent et des tempêtes Susanoo. Les rivières et les montagnes comptaient particulièrement, notamment le mont Fuji, dont le nom dérive du mot aïnou « Fuchi », le dieu du volcan.

1. Kami

Demon Kitsune
Belle femme démon kitsune avec ces 9 queues apparentes / Licence Adobe

Dans la mythologie japonaise, les dieux, les esprits, les êtres célestes et les forces surnaturelles sont connus sous le nom de kami. Ces créatures mythologiques sont liées à la nature sous toutes ses formes. Les contes japonais racontent qu'ils habitent un monde spirituel d'une beauté sans pareille. Certains ont pour mission de protéger les temples des démons japonais (yokai). C'est notamment le cas des gardiens Komainu.

En revanche, les mauvais esprits ou démons (oni 鬼) sont pour la plupart invisibles. Certains sont des géants à cornes et à trois yeux. Les fantômes sont connus sous le nom d'obake et nécessitent certains rituels pour être chassés avant de faire du mal. Certains esprits animaux peuvent même posséder des humains, comme le chat bakeneko ou le renard kitsune (狐). Il faut alors exorciser la victime à l'aide d'un prêtre.

Le renard kitsune reste la figure la plus reprise dans l'artisanat et le costume de festival. C'est aussi celle que l'on me demande le plus souvent pour une convention ou un matsuri.

Ce masque de renard demon slayer est celui du personnage manga Kamado. Le masque kitsune a des taches rouges
La reco de KumikoMasque Renard Demon Slayer★★★★★(6)C'est le masque que je conseille le plus souvent pour un premier costume inspiré du kitsune : la forme couvre bien le visage et se porte sans gêner la vue.39,99 €59,99 €Voir le produit →

2. Kojiki & Nihon Shoki

kojiki nihon shoki
Chronique japonaise du kojiki nihon shoki

Le Kojiki et le Nihon Shoki sont des chroniques du VIIIe siècle qui répertorient les mythes et le folklore shintoïstes. Elles avaient été commandées par la maison impériale (l'empereur Temmu).

Le Kojiki a été compilé en 712 de notre ère par l'érudit de la cour Ono Yasumaro. Il s'est inspiré de sources antérieures, principalement des généalogies de clans puissants.

Le Nihon Shoki (« Chronique du Japon », aussi appelé Nihongi), écrit par un comité de spécialistes de la cour, paraît en 720 de notre ère. Son but était de corriger les préjugés que de nombreux clans avaient sur les travaux antérieurs.

Ces ouvrages décrivent l'« Âge des dieux », lorsque le monde fut créé et que les divinités régnaient, avant de se retirer pour laisser l'humanité se gouverner seule. Ils donnent aussi à la lignée impériale une descendance directe des dieux, ce qui était le but initial de leur rédaction.

L'arrière-arrière-petit-fils de la déesse Amaterasu, Jimmu Tenno, serait le premier empereur du Japon. Les dates de son règne sont fixées à 660-585 avant J.-C., mais il s'agit probablement d'un personnage mythique. Le Nihon Shoki nous donne le premier exemple textuel du mot « shinto ».

3. Manyoshu

manyoshu

Parmi les autres sources importantes sur les premières croyances shintoïstes, on trouve le Manyoshu, ou « Collection de dix mille feuilles ». Écrit vers 760 de notre ère, c'est une anthologie de poèmes couvrant toutes sortes de sujets, pas seulement religieux. Viennent ensuite les nombreuses chroniques locales, ou Fudoki, commandées en 713 de notre ère pour enregistrer les kami locaux et les légendes des différentes provinces. Enfin, les Engishiki, une collection de 50 livres compilés au Xe siècle, couvrent les lois, les rituels et les prières du shintoïsme.

DIEUX SHINTO

Dieux Shinto

La création du Japon par la déesse japonaise Izanami et le dieu nippon Izanagi

Comme dans beaucoup d'autres religions anciennes, les dieux shintoïstes représentent des phénomènes astrologiques, géographiques et météorologiques. Ils sont toujours présents et affectent la vie quotidienne. Ces dieux, ou ujigami, étaient associés à des clans anciens précis.

Fait inhabituel, la divinité suprême, celle du soleil, est une femme : Amaterasu. Son frère est Susanoo, le dieu de la mer et des tempêtes évoqué en début d'article. Les dieux créateurs sont Izanami et Izanagi, qui ont formé les îles du Japon. De l'œil gauche d'Izanagi est née Amaterasu, tandis que de son nez a jailli Susanoo. De son œil droit est né Tsukuyomi, le dieu de la lune.

Susanoo revint sur terre, dans la « plaine des roseaux », et épousa une fille de la famille qu'il avait sauvée du dragon japonais Yamato no Orochi. Ensemble, ils créèrent une nouvelle race d'êtres d'origine divine qui régna sur terre.

Amaterasu s'inquiéta du pouvoir de ces dieux. Elle envoya son petit-fils Honinigi avec des symboles de souveraineté : les bijoux et le miroir que les dieux avaient utilisés pour la faire sortir de sa grotte, et l'épée Kusanagi reçue de Susanoo. Ces trois objets deviendront les insignes impériaux du Japon. Honinigi portait aussi le bijou magatama, doté de pouvoirs de fertilité.

Honinigi débarqua sur le mont Takachio, à Kyushu, et conclut un marché avec le plus puissant des dieux, Okuninushi. Pour sa loyauté envers Amaterasu, Okuninushi reçut le rôle de protecteur de la future famille royale. Plus tard, il sera considéré comme le protecteur de tout le Japon.

Inari Kitsune
Estampe japonaise représentant la déesse Inari Kitsune

Parmi les autres figures divines importantes, on peut citer Inari, la déesse du riz.

Elle est considérée comme particulièrement charitable et importante pour les marchands, les commerçants et les artisans.

Le messager d'Inari est le renard japonais. C'est une icône populaire dans l'art des sanctuaires shinto.

Les « sept dieux de la chance », ou Shichifukujin, sont aussi très populaires, en particulier Daikokuten et Ebisu qui représentent la richesse.

Daikokuten est également considéré comme le dieu de la cuisine. Les cuisiniers et les chefs le vénèrent.

Les religions shinto et bouddhiste sont devenues étroitement liées dans le Japon ancien.

Certaines divinités bouddhistes, les bosatsu ou « êtres éclairés », sont devenues des kami populaires auprès des pratiquants shinto.

Trois de ces personnages emblématiques :

  • Amida (souverain de la Terre pure, c'est-à-dire du ciel),
  • Kannon (protecteur des enfants, des femmes enceintes et des âmes mortes)
  • et Jizo (protecteur des personnes en souffrance et des âmes des enfants morts).
  • Un autre personnage populaire qui traverse les deux confessions est Hachiman, un dieu guerrier.

Enfin, certains mortels reçoivent un statut divin après leur mort. L'exemple le plus célèbre est celui du savant Sugawara no Michizane, alias Tenjin (845-903), maltraité à la cour puis exilé.

Peu après sa mort, une vague d'incendies et de fléaux frappa la capitale impériale. Beaucoup y virent la colère des dieux face au traitement injuste réservé à Tenjin. Le sanctuaire de Kitano Tenmangu, à Kyoto, fut construit en 947 en son honneur. Tenjin est devenu le dieu patron des études et de l'éducation. Pour en apprendre plus sur les yokai japonais et sur l'histoire de Tenjin, nous vous invitons à lire notre guide du démon japonais.

SHINTOÏSME ET BOUDDHISME

Bouddha Japonais

Le bouddhisme arrive au Japon au VIe siècle, dans un large mouvement d'échanges culturels. Les principes du taoïsme et du confucianisme ont traversé les eaux en même temps que les idées bouddhistes. L'importance accordée par Confucius à la pureté et à l'harmonie compte beaucoup ici.

1. Lien entre Shintoïsme et bouddhisme

Ces systèmes de croyance n'étaient pas en opposition. Le bouddhisme et le shintoïsme ont trouvé assez d'espace mutuel pour s'épanouir côte à côte pendant de nombreux siècles dans le Japon ancien.

À la fin de la période Heian (794-1185), certains kami shinto et bodhisattvas bouddhistes ont été combinés en une seule divinité. C'est le Ryobu Shinto, ou « double shinto ». Des images de dieux bouddhistes étaient parfois incorporées dans les sanctuaires shinto, et certains sanctuaires étaient gérés par des moines bouddhistes. Des deux religions, le shinto s'intéresse davantage à la vie et à la naissance, fait preuve d'une attitude plus ouverte à l'égard des femmes et reste beaucoup plus proche de la maison impériale. Les deux religions ne seront officiellement séparées qu'au XIXe siècle.

Ce passage d'une tradition à l'autre se lit aussi dans les objets. Le daruma (達磨), cette figurine ronde et rouge qu'on voit dans les sanctuaires, représente Bodhidharma, moine fondateur du zen, devenu porte-bonheur du Nouvel An.

Porte-bonheur Japonais Daruma
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2. Concepts clés du shintoïsme

Moine Japonais

Les pratiquants du shintoïsme suivent des rites et des croyances qui reposent sur les valeurs suivantes :

  • Pureté : à la fois la propreté physique, l'évitement des perturbations et la pureté spirituelle.
  • Le bien-être physique
  • L'harmonie (wa 和) existe en toutes choses et doit être maintenue contre le déséquilibre.
  • La procréation et la fertilité
  • Solidarité familiale et ancestrale
  • Subordination de l'individu au groupe
  • Révérence de la nature
  • Toutes les choses ont un potentiel de bien et de mal
  • L'âme (tama) des morts peut influencer les vivants avant qu'elle ne rejoigne le kami collectif de ses ancêtres

SANCTUAIRES SHINTOÏSTES

Les sanctuaires shinto, ou jinja (神社), sont les lieux sacrés japonais d'un ou plusieurs kami. On en compte environ 80 000 au Japon. Certains éléments naturels et certaines montagnes peuvent également être considérés comme des sanctuaires. Les premiers n'étaient que des autels de pierre sur lesquels on présentait des offrandes.

Des bâtiments ont ensuite été construits autour de ces autels, souvent en copiant l'architecture des greniers à riz au toit de chaume. À partir de la période Nara, au VIIIe siècle, la conception des sanctuaires a été influencée par l'architecture chinoise : pignons renversés, usage généreux de peinture rouge et d'éléments décoratifs. La plupart des sanctuaires sont construits en cyprès hinoki.

Torii Japon

Les sanctuaires shinto se repèrent à la présence d'un torii (鳥居), la porte sacrée. Les plus simples sont deux poteaux verticaux et deux longues barres transversales. Ils séparent symboliquement l'espace sacré du monde extérieur. Ces portes sont souvent ornées de gohei, deux bandes de papier ou de métal déchirées chacune à quatre endroits, qui symbolisent la présence du kami.

Un sanctuaire est géré par un prêtre en chef (guji) et des prêtres (kannushi). Dans les plus petits sanctuaires, c'est un membre du comité des anciens, le sodai, qui s'en charge. La communauté locale soutient financièrement le lieu. Les ménages privés peuvent avoir un sanctuaire des ancêtres, ou kamidana, qui contient les noms des membres de la famille décédés et honore le kami ancestral.

Le complexe de sanctuaires shintoïstes typique comprend les éléments suivants :

  • Le torii ou porte d'entrée sacrée.
  • Le honden ou sanctuaire qui contient une image du kami du sanctuaire.
  • Le goshintai ou objet sacré à l'intérieur du honden, investi de l'esprit du kami.
  • Le sando ou chemin sacré qui relie le torii et le haiden.
  • Le haiden ou salle d'oratoire pour les cérémonies et le culte.
  • Le heiden, un bâtiment pour les prières et les offrandes.
  • Le saisenbako, une boîte pour les offrandes d'argent.
  • Le temizuya, un bassin en pierre pour la purification rituelle.
  • Le kaguraden, un pavillon pour les danses et la musique rituelles.

Les sanctuaires plus importants disposent aussi d'une grande salle de réunion et de stands où des charmes sont vendus par les miko (« vierges du sanctuaire »).

voeu japonais
Petite planche de bois japonaise ema utilisée pour inscrire une prière

Le plus important sanctuaire shintoïste est le grand sanctuaire d'Ise, dédié à Amaterasu. Depuis le VIIIe siècle, la tradition veut qu'on le reconstruise tous les 20 ans pour préserver sa vitalité. Le matériau de l'ancien bâtiment est soigneusement stocké puis transporté vers d'autres sanctuaires, où il est incorporé dans leurs murs.

Le deuxième sanctuaire le plus important est celui d'Okuninushi à Izumo-Taisha. Ces deux lieux sont les plus anciens temples shintoïstes du Japon. Au-delà des sanctuaires célèbres, chaque communauté locale avait et a toujours de petits sanctuaires dédiés à ses kami particuliers. Même des immeubles urbains modernes peuvent en abriter un sur leur toit. Certains sanctuaires sont portables : connus sous le nom de mikoshi, ils se déplacent pour que les cérémonies se déroulent dans des lieux d'une grande beauté naturelle, comme les chutes d'eau.

CULTES ET FESTIVALS JAPONAIS

Le caractère sacré des sanctuaires impose aux fidèles de se purifier (oharai) avant d'entrer, généralement en se lavant les mains et la bouche avec de l'eau. Ils font ensuite une petite offrande d'argent, sonnent une cloche ou tapent deux fois dans leurs mains pour alerter le kami, puis s'inclinent en disant leur prière. Un dernier battement de mains indique la fin de la prière. Il est aussi possible de demander à un prêtre d'offrir sa prière.

Les petites offrandes peuvent comprendre un bol de saké (vin de riz), du riz et des légumes. Comme de nombreux sanctuaires se trouvent dans des lieux d'une grande beauté naturelle, leur visite est considérée comme un pèlerinage. Le mont Fuji en est l'exemple le plus connu.

Les croyants portent aussi parfois des omamori (御守), de petits sachets brodés contenant des prières pour garantir le bien-être de la personne. Comme le shintoïsme n'a pas de point de vue particulier sur l'au-delà, les cimetières shintoïstes sont rares. La plupart des adeptes sont incinérés et enterrés dans des cimetières bouddhistes.

takayama festival april 2020
Licence Adobe stock / Image retouchée par Shogun Japon / Takayama festival

Le calendrier est ponctué de fêtes religieuses en l'honneur de certains kami. Des sanctuaires portatifs sont transportés vers des sites liés à un kami, des chars colorés défilent, et les fidèles s'habillent parfois pour imiter certaines figures divines.

Parmi les festivals annuels les plus importants :

  • la célébration bouddhiste Obon du retour des morts à la maison ancestrale, qui comprend de nombreux rituels shintoïstes
  • le matsuri local annuel, au cours duquel un sanctuaire est porté dans la communauté pour la purifier et assurer son bien-être futur
  • le Shogatsu Matsuri, ou festival du Nouvel An japonais, qui dure trois jours. On y célèbre aussi l'arrivée des sept dieux de la chance, qui offrent des présents aux croyants shinto

Pour le Nouvel An japonais, il est courant de déposer un daruma dans un temple après avoir formulé un vœu. Une manière simple de suivre cette tradition chez soi.

FAQ

Peut-on être shintoïste et bouddhiste en même temps ?

Oui, et c'est très courant au Japon. Beaucoup de familles célèbrent une naissance ou un mariage selon les rites shinto, puis des funérailles selon les rites bouddhistes. Les deux traditions ont cohabité pendant des siècles avant leur séparation officielle au XIX e siècle.

Un visiteur non croyant peut-il entrer dans un sanctuaire shinto ?

Oui, les sanctuaires accueillent les visiteurs. Il suffit de se purifier les mains et la bouche au temizuya, de s'incliner devant le torii et de rester discret pendant les prières. Certaines zones intérieures restent toutefois réservées aux prêtres.

Un omamori ou un daruma ont-ils besoin d'être bénis ?

Dans la tradition, l'omamori est reçu dans un sanctuaire et rapporté au bout d'un an. Le daruma, lui, fonctionne avec un engagement personnel : on noircit un œil en formulant un objectif, l'autre une fois qu'il est atteint. Chez nous, ces objets sont proposés comme pièces d'artisanat et de décoration inspirées de la tradition, pas comme objets de culte consacrés.

Quelle différence entre un temple et un sanctuaire au Japon ?

Le sanctuaire (jinja 神社) est shinto et s'annonce par un torii. Le temple (tera 寺) est bouddhiste et abrite des statues de bouddhas et de bodhisattvas. Le repère le plus simple reste la porte : torii rouge d'un côté, grande porte à toit et statues gardiennes de l'autre.

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